DescriptionImaginons qu'un jour vous soyez tombé amoureux de quelqu'un. Imaginons que cette histoire ait marché quelques temps (une nuit, une semaine, des mois ou des années). Imaginons aussi qu'un jour on ait pris votre coeur pour le chiffonner, le piétiner et le laisser comme ça, explosé sur le trottoir. Imaginons que vous estimiez que la moitié des larmes versées dans votre vie l'ont été pour des crétins qui n'en méritaient même pas le quart. Mettons aussi que cette même histoire soit arrivée plusieurs fois. On peut apporter une variante: lorsque c'est vous qui avez émietté le coeur de l'autre, mais là aussi vous vous êtes trompés en fait. Bref, vous pensiez avoir bien cherché, et puis trouvé et puis finalement non. Vous seriez un rien tenté de mettre votre coeur dans un grand coffre fort avec la clé au fond des fondations en béton du nouveau pont de votre ville.
Le problème c'est que si l'on faisait une croix sur la course au bonheur comme ça, il ne resterait pas grand monde sur terre non ? Si au premier (ou au dixième) chagrin d'amour, on se murait dans un couvent, on n'aurait pas trop l'occasion de se reproduire non ? Alors on fait genre, on dit "plus jamais ça", on se guérit, on se blinde, on se construit une vie à soi. On attend que ça nous tombe sur le coin de la gueule, comme ça, sans prévenir, que le prince charmant vienne sonner à la porte avec un bouquet de roses rouges. Pas très réaliste ? Bon en fait, on meuble sa vie avec le reste : le travail, la famille, les amis, la nourriture, le sport, l'alcool (mal), la drogue (très mal). Bref, on met un peu en parenthèses tout ce qui peut s'apparenter à un usage du coeur ou du corps à trop haute pression (jsuis poliquement correcte là ? =) Aujourd'hui je me dit que si j'essaye pas peut etre que je peux passer a coté de ma moitié, et ça je le refuse. Ce sentiment que je connais, ce sentiment qui me donne chaud, qui fait accelerer mon coeur, je veux le retrouver car tous les jours il me manque.